Archive for May, 2010

Depuis plus de 15 ans, j’ai conserve les billets de tous les spectacles auxquels j’ai assisté. Je sais, ça peut paraître un peu bizarre (et peut-être que je le suis), mais je n’arrivais jamais à me convaincre de les jeter. Après tout, c’est tout ce qui me restait (physiquement parlant) d’un bon moment que je venais de vivre. Je me suis toujours dis qu’un jour je les mettrais dans un livre, avec mes commentaires sur le spectacle. Après 15 ans, je dois bien me rendre à l’évidence que si je ne l’ai jamais fais, je ne le ferai probablement jamais.

Hier soir, nous étions assis au Metropolis mon épouse et moi, attendant avec impatience le début du spectacle et nous discutions. C’est là que l’idée m’est venue. Et si au lieu de confiner ça dans un livre je faisais mon propre blog? Ça y est. L’idée est lancée. Maintenant je dois le faire. Alors, le voilà, mon tout premier blog. J’espère que vous allez l’apprécier.

Nous sommes dimanche, le 2 mai, et il est environs 20h00 lorsque les lumières s’éteignent. Je ne connaissais absolument rien de ce groupe appelé Death Vessel qui faisait la première partie. En fait, je devrais plutôt dire de ce gars connu sous le nom de Death Vessel. Un homme grand et mince, à la longue chevelure foncée marche sur la scène. Il est seul. Il saisi sa guitare acoustique et commence à chanter. Si javais eu les yeux fermés à ce moment-là, j’aurais été persuadé qu’il s’agissait d’une femme. Quelle fût donc ma surprise lorsque, après la première pièce, il s’adressa à la foule avec une voix tout de même assez grave. Ce n’est pas seulement qu’il chantait d’une voix aigue, mais le ton de sa voix avec un petit quelque chose de très féminin. Il a joué pendant environ 30 minutes et a quitté la scène. Je ne suis pas trop certain de ce que j’ai pensé de sa performance. Peut-être l’effet de surprise. Peut-être que je ne m’attendais pas du tout à ça. Tout ce que je sais c’est que ce n’était pas mauvais. Ce n’est pas un genre de musique qui m’accroche particulièrement, mais je n’ai pas détesté. Il faudrait bien que j’en réécoute pour me faire une meilleure idée. Mais la foule semble l’avoir apprécié car elle lui a réservé des applaudissements chaleureux à la fin de sa performance.

Pendant les 30 minutes suivantes, on pouvait sentir la fébrilité dans la salle. Tout le monde était impatient de voir Jonsi finalement apparaitre sur scène. Vers 21h00, mon épouse s’avance vers moi et me dit : «dans 5 secondes ça va commencer». J’ai à peine eu le temps de lui demander comment elle faisait pour deviner ça que les lumières s’éteignent. La foule s’excite. La scène était très belle. On y retrouvait de grandes boîtes avec les parois en verre. C’était par contre très encombré, étant donné tous les instruments présents : la batterie, deux orgues et un gros xylophone, pour ne nommer que ceux-là. Personnellement, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je n’ai jamais vu Sigur Ros en concert, et encore moins Jonsi. La quatrième chanson, Kolnidur, a litterallement donné le ton à cette soirée. C’était tellement beau que les mots me manquent pour le décrire. La musique était à une intensité indescriptible, pendant que les projections nous en mettaient plein la vue.

Jusqu’à la fin du spectacle, avec la pièce Grow Till Tall, l’intensité et l’émerveillement étaient au rendez-vous. Autant je peux apprécier l’album de Jonsi, autant je peux maintenant affirmer qu’il ne rend pas justice à Jonsi et à son art. Sur l’album, les pièces plus rythmées comme Boy Lilikoi, Go Do ou Animal Arithmetic sont  celles que je préfère. Par contre, en spectacle, ce sont les pièces plus douces qui m’ont réellement transporté. À mon humble avis, les moments forts du spectacle ont été Kolnidur et Grow Till Tall, la finale, avec son orage et son mur de son plus grand que nature. J’en redemandais. Je n’aurais vraiment pas pu demander mieux.

Jonsi a également su s’entourer. 4 musiciens partageaient la scène avec lui. Bien qu’ils étaient tous excellent, le drummer m’a particulièrement impressionné. En fait, je dis drummer mais il était bien plus que ça. On l’a entre autre vu jouer de l’orgue et du xylophone. J’apprécie toujours voir dans un concert rock des instruments de musique non-traditionnels ou encore des instruments qui sont joués de façcon non-traditionnelle. Alors, nul besoin de vous dire que j’ai adoré voir du xylophone joué avec des archets. Wow!

En terminant, je dirais que Jonsi est un de ceux qui ne se contente pas de seulement nous donner un bon spectacle. Il nous transporte littéralement dans son univers. Je n’étais plus assis au Métropolis. Pour une heure et demie, j’ai visité le monde de Jonsi. Et j’ai adoré. Merci Jonsi.

For the last 15 years (and maybe more), I have kept my tickets to every single show I went to. I know it sounds a little weird, and maybe I am, but for some reason it was hard for me to throw them away. After all, it was all that remained (physically) of that great time I had. I always thought that I would one day put them in a book, and write my own review of the show. Well, fifteen years later, I still haven’t done that and chances are I never will.

Yesterday night, I was sitting at the Metropolis, chatting with my wife, waiting for the show to start. Then I had this idea : “Instead of collecting all that, why don’t I just start my own blog, where I could share my thoughts about this show I just saw”. That was it. I had to do it. So here I am today, writing my first blog ever. Hope you’ll enjoy it.

So it was 8 PM on Sunday, May 2nd when the lights went out. I knew nothing about the opening act, except that they were called Death Vessel. Or maybe I should have said HE was called Death Vessel. A tall skinny man with long dark hair enter the stage. Alone. He grabbed his acoustic guitar and started singing. If I had close my eyes, I would have been sure it was a female singing. The funniest thing is when he spoke between the songs, he actually had a low voice. It was not only that he was singing high, the tone was also really female-ish. He played for 30 minutes before he left the stage. I am not sure what I think now about it. It was definitely not bad, but not the kind of music I am really into. I would have to listen to him again sometime. The crowd seemed to like him as he was nicely applauded when he left the stage.

During the next 30 minutes, you could definitely feel the excitement growing. Everybody was eager to see Jonsi take the stage. Around 9 PM, my wife told me: “they’re going to start in 5 seconds. I just had the time to answer: “how’d you know?” and the lights faded. The stage was nice, with some kind of glass boxes. It was quite crowded  with all the instruments laying around: the drumset, 2 organs, a big xylophone, just to name a few. I didn’t know what to expect as I never seen Sigur Ros live. It was with Kolnidur, the second song, that the show really kicked off. It was awesome. I just can find the words to describe it. The music what so intense, and the projections were amazing. It was so beautiful.

From that moment, until the end of Grow Till Tall at the end of the encore, the show never lost of it’s intensity and of it’s beauty. I would say that as much as I like the album, it doesn’t make justice to Jonsi and is art. On the album, my favourite songs are the ones that are more fast-tempo, like Boy Lilikoi, Go Do or Animal Arithmetic. But live, it is the softest songs that really sent shivers down my spine. To me, the strongest moment of the show were without a doubt Kolnidur and Grow Till Tall. That last song ended in a bigger-than-life wall of sound that left us all begging for more. I couldn’t have expected a bigger finale.

Jonsi was surrounded by 4 excellent musicians. I was particularly impressed by the drummer. In fact, it might be a little reductive to call him the drummer because he actually played more that drums. We saw him on the xylophone and on the organ as well. I always appreciate seeing non-traditional instruments in a rock show, or to see traditional instruments played in a non-traditional manner. So I have to say that I found it really interesting to see the drummer play on the xylophone with bows. Beautiful.

All I can say is that Jonsi is one of those artists that, apart from giving a great musical performance, really transported me in is own universe. Like living a dream, but wide awake. I was not sitting in the Metropolis anymore. For an hour an a half, I visited Jonsi’s world. Thank you very much Jonsi.