Archive for June, 2010

Hier soir, 14 juin, j’assistais à mon tout premier spectacle de Malajube. Bon, OK, je dois l’avouer, je suis un retardataire. J’ai découvert Malajube avec leur dernier album, l’excellent Labirynthes. On nous anonçcait ce spectacle comme exceptionnel, du jamais vu. Tout avait été gardé secret,  je n’avais aucune idée à quoi m’attendre.

C’est donc sans savoir ce qui nous attendait que ma copine et moi avons pris place dans le théâtre Maisonneuve de la Place des Arts. À l’entrée, on nous remet un petit programme de la soirée. Des indices commencent à faire surface. Premièrement, on remarque que la soirée sera divisée en 4 parties, nommées casse-tête, ouija, osselets et scrabble. On remarque aussi, en regardant à la droite du programme le nom des musiciens participants. Surprise! On y retrouve Denis “Snake” Bélanger, Michel “Away” Langevin, Jean-Yves “Blacky” Thériault et Daniel Mongrain. Vous avez bien vu. Voivod était de la partie. Mais qu’est-ce que Voivoid allait faire dans un show de Malajube? Le mystère persiste.

Le spectacle commence et on voit une scène avec 4 synthétiseurs et un drum électronique. Un immense cube rubik est accroché au dessus du groupe, qui nous offre un “set” complèetement revu à la sauce électronique. C’est Casablanca qui ouvre le bal, suivi de les collemboles, hérésie, luna et ursuline. Le groupe avait alors un 5e membre en la personne de Jean-François Mineau, cousin de Julien et Francis. Tout y était, même les chemises en paillette. Je dois avouer que Luna en version électronique était particulièerement intéressante.

Ensuite, on attire notre regard vers la droite de la scène, où Sarah Page nous offre une prestation émouvante sur sa harpe. À prime abord, la coupure faisait un peu étrange. Mais après la prestation d’une dizaine de minute, j’avais compris. Malajube reviens sur une scène complètement transformée. Plus de néons, plus de drum électronique, plus de chemises à paillette. Le disco à fait place à un atmosphère plus folk / acoustique. Accompagnés d’un choeur de 6 personnes, le groupe nous offre des versions acoustiques de jus de canneberge, la valérie, dragon de glace, pâte filo, le métronome et cube rubique. Le contraste avec la première partie était frappant. Mais ce n’était pas pour autant tout aussi intéressant.

Après nous avoir complètement décontenancés, l’heure de l’entracte avait sonné. Les gens sortent de la salle visiblement satisfaits. Bien que des projecteurs braqués sur nous nous empêchent de voir ce qui se passe sur scène, on arrive tout de même en entrevoir des amplis Marshall. Ça laissait présager ce qui s’en venait…

Au retour de l’entracte, c’est Voivod qui entre sur scène et sans se faire attendre nous offre une version de fille à plumes qui décape. Ils ont eu droit à rien de moins qu’un standing ovation. Ils enchainent ensuite avec une 333 déchainée durant laquelle Malajube les rejoint pour une finalle plus grande que nature. Les gars de Voivod quittent ensuite pour laisser la place à la quatrième et dernière partie du spectacle, où on a pu apercevoir un Malajube plus “traditionnel” ou comme on est habitués de les voir (et les entendre). Ils nous offre un set généreux composé de la maladie, le tout-puissant, Étienne d’Août, casse-cou, le crabe, porté disparu et cristobald, pour laquelle Voivod ainsi que le choeur sont venus les rejoindre. J’en avais des frissons.

Sous une pluie d’applaudissements, les gars reviennent sur scène pour nous offrir tout un rappel: les dents, Montréal -40C et finallement la monogamie, où tout le monde chantait à l’unisson.

C’était la première fois que je voyais Malajube en spectacle, mais ça ne sera certainement pas la dernière. Et je suis drôlement content d’avoir été présent à ce spectacle qui était plus qu’un spectacle. C’était un évènement.

Merci Malajube!

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